Tu vois maintenant tout ce qui te paraissait flou.
Tu comprends ce que veut dire le travail. Tu comprends ce que tu pensais connaître déjà un peu. Et tu te leurrais. Tu réalises ce qu'est la vrai routine. Et tu t'épuises à la briser. Éperdument. Sans trop de résultat. Puisque le manège a démarré et qu'à présent les chevaux de bois que tu vois passer devant toi sont tous les mêmes.
Tu pensais avoir une vie comme les autres et aujourd'hui tu te rends compte qu'elle était extraordinaire. Et tu pries pour qu'elle revienne. Au plus vite. Pour redevenir celle qui n'arrive pas à enregistrer ses chansons tellement elle rit dans le micro.
Il y a toujours, des rues, des lampadaires et des étoiles qui peuvent te faire dire que c'est joli... bien sûr. Il y a aussi tout un tas de trucs qui te font penser à lui. Qui est si loin mais qui t'aimes tant. Il y a toutes les choses que vous avez fait ensemble. Et toutes celles que vous avez encore à faire. Que tu te refuses à compter sur les doigts de tes deux mains.
Tu fais des surprises et tu en ris. Et tu espères qu'on t'en fasse aussi. A tort et à travers. Que les imprévus sortent de partout autour de toi. Mais tous les jours se ressemblent. Et celui qui te vois le plus souvent c'est ton stabilo jaune. Tout ça était prévu. Tu le savais dans le fond. Mais tu ne réalisais pas.
Tu vois maintenant tout ce qui te paraissait flou.



